L’Arménie – Une civilisation chrétienne entre Orient et Occident

Repères chronologiques


Avant Jésus-Christ

IXe-VIIe    Royaume d’Ourartou

VIIe    Arrivée des Arméniens, d’origine indo-européenne

VIe    Domination iranienne (mède puis achéménide)

330    Conquête d’Alexandre le Grand

323    Indépendance de l’Arménie

Après Jésus-Christ

63    Partage de l’Arménie entre Parthes et Romains, à la faveur de ces derniers

vers 77    Temple païen de Garni

vers 300    Conversion de l’Arménie au christianisme par saint Grégoire dit l’Illuminateur, premier évêque. Première cathédrale d’Etchmiadzin.

vers 387    Partage de l’Arménie entre Romains et Sassanides en faveur de ces derniers

vers 406    Création de l’alphabet arménien par le prêtre Mesrop Machtots en s’inspirant du grec. Traduction de la Bible

608    Rupture avec l’église géorgienne (Concile de Duin III)

654-884    Domination arabe en Arménie

884    Création du royaume bagratide d’Arménie

920-40    Expulsion des moines arméniens de l’empire byzantin

1001    Cathédrale d’Ani

1045    Fin du royaume bagratide d’Arménie

1064    Les Turcs seldjoukides  envahissent l’Arménie

1175-1200    Les Géorgiens reconquièrent le nord de l’Arménie

1196-1375    Royaume arménien de Cilicie

1204    Au Concile de Sis I, les images sont admises dans les églises

1236-1344    Les mongols dominent l’Arménie

1387-1502    Domination turcomane en Arménie

1512    Premier livre arménien imprimé à Venise

1605    Chah Abbas, souverain de Perse, déporte les Arméniens de l’Ancienne à la Nouvelle Djoulfa (Ispahan)  

1639    L’Arménie est partagée entre les Ottomans et les Séfévides

1648    Tremblement de terre dévastateur dans la région de Van

1717    Fondation du couvent Saint-Lazare à Venise (Mekhitaristes)

1828    Les Russes prennent l’Arménie orientale

1915    Génocide arménien par les Turcs

1921    Proclamation de la République socialiste soviétique d’Arménie

1991    Proclamation d’indépendance de la République d’Arménie
 

Des lectures pour préparer votre voyage

Notre voyage 


La culture arménienne en quelques images

Forteresse de Van (Turquie), fondée par les Ourartéens, un peuple mystérieux qui bâtit un royaume puissant entre le IXe et le VIIe siècle avant notre ère, sur un territoire partagé aujourd’hui entre l’Arménie, la Turquie et l’Iran. Reconstruite par les Arméniens, la forteresse de Van fut encore aménagée par les Kurdes et les Ottomans.
 

L’ancien territoire du royaume d’Urartu.

Le Mont Ararat (en Turquie, mais vu ici depuis le territoire arménien), au sommet de laquelle se serait échouée l’Arche de Noé.

La cathédrale d’Etchmiadzin, centre spirituel de l’Eglise arménienne. Fondée au IVe s., plusieurs fois remaniée, l’église actuelle date du XVIIe s.

Fondée par la dynastie des Bagratides, la ville d’Ani, aujourd’hui en Turquie, fut le lieu d’une renaissance intense de la culture arménienne au Xe-XIe siècle. Occupée par les Byzantins puis par les Seldjoukides, cette ville splendide fut abandonnée après l’invasion mongole au XIVe siècle.

L’Arménie des Bagratides, dynastie fondée au IXe siècle.

Monastère de Haghbat, fondé au Xe siècle. Hauts lieux de l’identité arménienne, signes de ralliement et symboles d’une foi et de toute une civilisation,  les églises sont d’une esthétique majestueuse et austère et  d’une grande diversité de plans. Construites en tuf volcanique, elles utilisent systématiquement la coupole, symbole universel du Ciel.

Khatchkar de Goshavank, 1291. Les khatchkar (« croix-pierre ») sont des stèles sculptées d’une ou de plusieurs croix, entourées par un décor végétal ou géométrique, parfois figuratif. Apparues au IXe siècle, leur fonction des khatchkars est essentiellement votive et leur symbolique rejoint celle de la pierre dressée, image de l’axe, du centre, de l’Arbre de Vie, thèmes qui se combinent aisément avec le symbolisme de la croix, signe de rédemption et de l’Homme-Dieu.
 

Peinture sur livre du XIIIe siècle. Dès l’invention de l’alphabet arménien en 406, se développa une riche littérature de textes spirituels et de chroniques, et un art du livre, remarquablement illustré par des images à l’esthétique influencée par Byzance, la Syrie, parfois par l’Italie. Le livre, auquel on prêtait une vertu spirituelle et apotropaïque, était considéré comme une offrande à Dieu et un objet sacré.


 

Cathédrale Vank à Ispahan, construite au XVIIe siècle : témoignage d'un foyer culturel important de la diaspora arménienne.