Le mazdéisme ou zoroastrisme

Apparu dans le monde iranien au cours du IIe millénaire avant notre ère, le mazdéisme, religion d’origine indo-européenne réformée par Zarathushtra ou Zoroastre, est l’une des religions les plus importantes du monde oriental. Pourtant, ses contenus et son évolution historiques sont difficiles à cerner et ils font l’objet de profondes divergences parmi les spécialistes. On ne sait pas exactement quand et où son «prophète» Zoroastre a vécu (vers l’an mil, au VIe siècle avant notre ère ?), les témoignages textuels ou archéologiques sont rares, il nous manque les trois quarts du livre sacré principal (l’Avesta) et les temples (généralement des salles à coupole sur trompes) qui subsistent datent d’une époque tardive, c’est-à-dire de la période sassanide (IIIe-VIIe siècle). Le mazdéisme céda face à l’islam, arrivé en Iran au milieu du VIIe siècle, mais il ne disparut pas : de nombreux zoroastriens se réfugièrent en Inde (Bombay), et les coutumes et traditions zoroastriennes influencèrent nombre de coutumes et de cultures de l’Iran islamisé.    

Pour en savoir plus : quelques conseils de lecture

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Le zoroastrisme en quelques images

Les zoroastriens vénèrent la Divinité (Ahura Mazda, dieu suprême) à travers un feu brûlant perpétuellement sur un autel, symbole de la lumière divine qui éclaire, purifie et élève. Temple du feu de Yazd, Iran (XXe siècle).
 

Rituellement alimenté, l'autel du feu se trouvait dans un temple du feu, prenant généralement la forme, à l'époque sassanide, d'une salle à coupole. Temple du feu de Takht-e Suyleyman, Iran, époque sassanide. 

Le roi achéménide, debout sur un socle, adore le feu sacré. Au-dessus de lui, un homme flanqué d’un disque ailé symbolisant sans doute le dieu Ahura Mazda. Bas-relief de Naqsh-e Rostam (Iran), Ve siècle avant notre ère.

Pièce de monnaie sassanide, représentant (à gauche) le roi Hormizd II, et (à droite) un autel du feu. A l'époque sassanide (224-651), le zoroastrisme devint progressivement une religion d'empire.
 

Le roi Ardashir Ier (à gauche), premier souverain de la dynastie sassanide, reçoit de Ahura Mazda, divinité suprême du zoroastrisme, un anneau enrubanné, symbole de la transmission du pouvoir, de la gloire et de la sagesse divins. Bas-relief de Naqsh-e Rostam (Iran), IIIe siècle.
 

Le dieu Mithra représenté tout à gauche, auréolé de rayons solaires : divinité du panthéon mazdéen, il donna naissance, dans l’Occident romain, à un culte à Mystère (le mithraïsme ou mithriacisme), proscrit par le christianisme dès le IVe siècle.  Bas-relief de Taq-e Bostân (Kermanshâh, Iran), IVe siècle de notre ère.  
 

Dans la religion zoroastrienne, le mort n’était pas enterré ou brûlé, mais déposé nu dans une tour du silence (dakhmeh) pour y être dévoré par les rapaces. Tour du silence de Yazd, époque islamique.

Une vision moderne de Zoroastre (peinture de Nicholas Roerich, 1933).